CLASSIQUE OU MODERNE ?

Quand la série des Flying Fifteen s'est développée en France, un accord collectif s'était conclu pour que nous n'achetions que des bateaux plus anciens que le N° 3000. Pour permettre une bonne homogénéité de la flotte et garder des coûts abordables pour tous.

Les Anglais avaient dans un premier temps fractionné leurs flottes en "classic" ( jusqu'à 2700, correspondant grosso-modo à la charnière entre les coques des Windebank III et des Windebank IV) , "silver" de 2700 à 3200, et "gold" : tous les plus récents.
Le système a marché un moment, puis les obstacles rencontrés ont été la complexité des classements, et la diminution du nombre des " classic " alignés en course du simple fait de leur vieillissement, et de leur abandon par certains propriétaires au profit d'unités plus récentes.

Tous les bateaux se tiennent dans le petit temps, mais la brise réussit mieux aux coques plus rigides, les plus récentes.

La solution actuellement trouvée depuis 2002 par le comité directeur de la série internationale est d'étendre la dénomination "classic" jusqu'au numéro 3200 (sauf pour les bateaux ayant subi des modifications radicales de la coque).
Il n'y a donc plus désormais que des "classic" et des "modernes".

C'est actuellement d'ailleurs un des points majeurs de réflexion de notre comité Français : vers où orienter notre développement ?

=>les classiques: sont d'un prix très abordable , permettant un accès à tous les budgets, donnent de très bonnes performances (voir par exemple les résultats du National 2003 : les 1er, 3e et 4e étaient " classic "), pourvu qu'on se livre à un peu de remise en état de l'accastillage, et qu'on assure un entretien soigneux (des ponts en bois, en particulier, ).
=>les modernes: sont beaucoup plus chers, mais d'emblée performants (surtout si l'on veut se frotter au niveau international), et l' on peut aussi comprendre que tout le monde n'ait pas le goût du bricolage ou la disponibilité pour réhabiliter un bateau ancien.

Au stade actuel de développement de notre flotte , c'est le coût des classiques qui est l'élément le plus attractif. Cependant le risque est que quelques uns des meilleurs creusent très rapidement l'écart en course avec leurs bateaux neufs et démotivent peu à peu les propriétaires des "classic".

Le modèle Anglais (propriétaires d'âge mûr, naviguant habituellement en famille , développement vers les modernes) n'est pas immédiatement exportable chez nous. Car nous avons en priorité la nécessité de créer du nombre grâce au coût des classic . Puis de le garder.


Notre série s'est développée de façon très rapide mais n'a sans doute pas encore forcément trouvé sa clientèle définitive et exclusive , celle qui ne se consacre qu'au Flying Fifteen , sans se partager avec la régate sur d'autres modèles.


Un bon indicateur de la volonté d'implication des nouveaux propriétaires dans la série est souvent … l'état de la remorque !

Alors faut il choisir pour notre flotte l'orientation classique ou moderne ?

Les deux, mon capitaine !
Avec sans doute une attention plus marquée à la préservation de l'intérêt pour les classiques.

Il y a de la place pour tous, et le programme national se diversifie, ce qui multiplie les pôles d'intérêt que l'on peut trouver dans une classe internationale très vivante.
Et puis reste cet argument de l'esthétique particulièrement réussie du bateau qui attire et retient beaucoup d'entre nous, sans considération de place sur le podium.

PV